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Le petit rationaliste
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5 août 2021

Réflexion sur le système théocratique.

    Les religions ont toujours été des instruments de pouvoirs. Les prêtres ont le plus souvent été du côté des puissants. Les textes religieux ont trop souvent été la base des textes juridiques justifiant le pouvoir des puissants et rabaissant les humbles. Les raisons sont simples. L’alliance entre les dirigeants politiques et les religieux renforcent mutuellement leurs pouvoirs. Les intérêts convergeant de ces deux groupes sont de maintenir les sociétés sous leurs suggestions. La religion éloigne la réflexion et la critique et le pouvoir politique donne les outils pour réprimer toute déviation.
    Le rôle de la religion est double. Elle fournit une doctrine qui peut par l’exégèse de son fondement de croyance fournir un corpus juridique. Ce corpus protège et accorde des privilèges aux puissants. Il soumet les humbles à des règles sans fins, justifiant leur soumission. Ces différences de traitement créent un biais social et cognitif. Ce discours politique est permis par une utilisation des problématiques réelles et en les détournant de chercher des solutions, généralement par l’utilisation du mécanisme du bouc émissaire.
    Le plus haut degré de contrôle s’incarne dans le régime de théocratie. Techniquement, elle peut prendre différentes formes, monarchie, dictature ou tyrannie. Elle peut même influé une démocratie. Le système mis en place se fait au profit de ceux qui pratiquent la religion telle qu’elle est pratiquée par les prêtres au pouvoir. Des avantages et des privilèges fiscaux et dans les structures sociales sont accordés. Les autres religions y sont à minima brimée. Outre des interdictions d’accès aux privilèges suscités, des empêchements sont ajoutés pour éviter toutes oppositions religieuses ou politiques.
    Le monopole cognitif tend à s’imposer. La sacralité du religieux et de ses dires s’opposent à toute contradiction, tout autre apprentissage que celui de la religion au pouvoir est interdit. Cela empêche particulièrement un développement rapide des savoirs scientifiques hors de ceux utiles à la religion en place ou au pouvoir politique l’incarnant. Les textes et les prêches religieux sont à l’origine des lois qui s’appliquent. Les dires des prêtres sont plus importants que la recherche des faits et toutes réflexions hétérodoxes sont bannies. Seules les connaissances servant à renforcer le pouvoir en place, permettant de duper le peuple ou de soutenir le pouvoir politiques des prêtres sont enseignées.
    La médecine est souvent dénigrée. Le sorcier du groupe sectaire voit dans la médecine allopathique un concurrent bien plus efficace qu’il dénigre. Les mensonges sur l’efficacité de son pouvoir doit être affirmée, mettant parfois la santé de la victime de la théocratie en cause. Les risques sont multiples, déni de la maladie, déni de l’efficacité des médicaments ou refus de soins. La maladie est soit présentée comme une épreuve de sa croyance, soit comme le résultat d’une faute envers les règles de la foi.
    Les sexualités sont strictement encadrées. Les interdits sont nombreux en cette matière.  L’homosexualité est pourchassée. Le plaisir est prohibé. Parfois, des mutilations sexuelles, torture s’il en est, tels l’excision ou la circoncision sont exécutées sur les enfants de façon à limiter ou interdire le plaisir de l’acte. Il existe aussi souvent secrètement une autorisation aux prêtres se qui est interdit aux autres. L’inégalité des sexes proférée entraîne une domination des hommes dans la prêtrises et la société et la séparation des sexes symbolique favorise des sexualités présentées comme déviante par la théocratie chez les prêtres. L’homosexualité, du fait que la majorité soit des hommes, est une pratique courante.  L’éducation sexuelle des enfants étant confiées à ces hommes, des risques importants de pédophilie existent.
    Les sectes sont des théocraties limitées. Elles existent dans toutes les sociétés. Pour appliquer un code législatif différent du pays où elles évoluent, elles usent de moyens d’isolements de leurs adeptes. L’éloignement du cercle intime et des structures sociales classiques en place permettent de mettre en place le monopole cognitif. Le gourou devient le seul référent du groupe, coupant les liens avec la société.
    Face à des dérives mettant en danger les humains qui composent ce type de régime politique, quel que soit sa forme, l’exigence est la réflexion, la méfiance et l’éducation aux sciences et aux arts rhétoriques. La connaissance des mécanisme du savoir scientifique et des biais cognitifs initiés par la structure cérébrale permet d’éviter un certain nombre de pièges posés par les religions. Le droit doit se faire hors des religions. Et si l’athéisme n’est pas une philosophie parfaite, son enseignement reste indispensable pour faire contrepoint aux affirmations de type théocratiques.
04/08/2021
Fabien Micolod

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Commentaires
F
Il rest vrai que je ne suis pas un bon économiste et que, par conséquent, je n'aborde pas cet aspect. J'essaierai d'y revenir.<br /> <br /> Merci pour votre commentaire.
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P
Très bon texte sur ce que sont les théocraties ou même la plupart des monarchies ; j’ajouterais que outre le but de dominer les populations, le but final est de s’enrichir sans faire d’efforts. On ne connaît pas de religion ou de secte qui se soit maintenue longtemps sans argent.
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